samedi 19 janvier 2008

Peninsule d'Ise



Lieu de pélerinage shintoiste de prédilection, la péninsule d'Ise abrite une nature généreuse mais capricieuse.
C'est sur un littoral balayé par un vent violent et marqué par un relief de caractère que j'ai mis les pieds mercredi après-midi. La péninsule, dont on fait rapidement le tour, comporte plusieurs villes, mais c'est à Ise-même que j'ai choisi de passer les trois dernières nuits. La ville en elle-même est, je dois dire, relativement dénuée de charme, mais abrite deux des lieux les plus sacrés du shintoisme : Naiku et Geku. Imaginez d'immenses parcs de nature discretement aménagés par l'homme, où les multiples sanctuaires en bois se confondent aux arbres et rivières alentours...
Non loin d'Ise, Futami et ses rochers sacrés, la corde qui les lie représente l'union des deux dieux fondateurs du Japon. La côte est escarpée, le vent sauvage et la mer blanche d'écume : malgré le complexe touristique qui le borde, c'est un lieu qui échappe encore à la main humaine...peut-être celui que j'ai préféré pendant ce séjour.
J'ai également fait une rapide étape dans la ville de Toba, célèbre pour ses cultures de perles et ses femmes-plongeuses, ainsi qu'à Kashikojima et Goza (par ferry !) tout au sud de la péninsule.
Les différents voyage étaient plannifiés sur une journée, de manière à rejoindre le ryokan (auberge traditionnelle japonaise) où je logeais chaque soir. Plus pension de famille que ryokan d'ailleurs, c'était une maison traditionnelle en bois construit autour d'un jardin japonais. Les nuits y étaient glaciales (parce que vous imaginez le chauffage centralisé dans une structure entièrement en bois ?) mais l'ambiance chaleureuse ("itterasshai", "okaerinasai" litteralement "bon départ, faites attention", "bon retour à la maison" ponctuaient mes allées et venues) et surtout, la salle de bain commune bénéficiait d'une merveilleuse source thermale à 44°C, à savourer dans une baignoire en bois...(la difficulté était ensuite de courir se réfugier dans son futon - lit japonais - sans penser à la température ambiante - la même que l'extérieur sans le vent...)

mardi 15 janvier 2008

Après l'effort le réconfort...




...Ou un aperçu des derniers événements après les partiels du premier semestre.
Au programme : fête du Nouvel An (un peu en retard...), resto italien et, moins marrant, soirée de départ pour une amie américaine qui rentre au pays.
Toujours la même joyeuse bande, toujours des repas fastes pour ponctuer nos retrouvailles.
L'ambiance est légère, les papilles comblées mais le coup est rude pour mon petit estomac atteint de gastrite depuis plusieurs mois...
Enfin, ces soirées marquent l'entrée dans une nouvelle période de vacances, avant le prochain semestre.
Je pars demain pour la péninsule d'Ise, célèbre pour ses temples, avant d'aller passer le week-end à Kyoto et de repartir pour l'île de Shikoku dans la foulée.
Un peu de volonté aidant, vous aurez peut-être les photos d'ici quelques jours/semaines !

vendredi 11 janvier 2008

Ebisu matsuri




Le Kansai, où j'habite, est réputé pour être le coeur commerçant du Japon.
Une fois par an, du 9 au 11 janvier, se tient une grande fête, appelée Ebisu, où les commerçants du pays se rendent dans les sanctuaires shinto afin de prier pour la prospérité de l'année à venir.
Ca c'est la tradition. Il se trouve qu'actuellement, n'importe quel japonais lambda se rend à cette occasion dans les sanctuaires pour entamer la nouvelle année, quelque soit sa catégorie socio-professionelle.
Et il se trouve également que la ville dans laquelle se trouve ma fac, Nishinomiya, est réputée dans tout le Japon pour cet événement.
Imaginez : un jeudi soir dans un centre-ville japonais. Entourée de centaines (milliers ?) de japonais, vous vous laissez emportée par ce flot humain sur plusieurs centaines de mètres, jusqu'à l'entrée du sanctuaire où la police fait la circulation et veille au bon déroulement de la cérémonie. Dans les rues, s'alignent les yatai, ces petits restaurants ambulants qui vendent des plats à grignoter pendant les festivités.
Après deux heures de bouchon, arrivée à l'entrée du sanctuaire, et après vous être fait purifée à grand coup de froufrou blanc par des prêtres shinto, vous pouvez enfin prier et faire une offrande aux dieux locaux (comprenez : jeter une pièce à plusieurs mètres de distance par dessus, voir sur les gens qui vous précèdent car vous ne pouvez pas espérer atteindre les marches du sanctuaire) ainsi qu'à un thon géant, oui un THON de 2,50m et 250kg qui se trouvait là (??).
Au retour, vous profitez des services d'un coiffeur, qui a momentanément transformé son salon en réfectoire, pour vous restaurer avec des nouilles préparées devant la boutique.
Mhh, j'adore les fêtes japonaises...

Bonne Année !



2008 est entamée et j'avoue, tenir mon blog à jour ne faisait pas partie de mes résolutions...mais j'ai de bonnes excuses ! Deux semaines de vacances à Seki, chez ma mère, où j'avais autre chose à faire que poster des photos sur internet (pardon pour les quelques personnes qui suivent encore mon blog...), et une semaine de partiels pour clore ce premier semestre !
Nous sommes vendredi soir, je suis rentrée depuis une semaine à Osaka, mes partiels sont un lointain souvenir (au moins quelques heures) et j'aborde un bon mois de vacances !
Alors pour résumer sommairement les fêtes de fin d'année : j'ai célébré mon premier nouvel an japonais de manière traditionnelle. C'est-à-dire ? Préparation du repas traditionnel du Nouvel An (osechi ryori) dont vous pouvez admirer le résultat sur la photo ci-dessus, veillée de la saint-sylvestre en famille, et tournée des sanctuaires shinto le premier de l'an - en pleine tempête de neige s'il vous plaît ! La deuxième photo que j'ai posté a d'ailleurs été prise devant l'un de ces temples, où un grand feu avait été préparé pour réchauffer les quelques courageux venus s'aventurer par cette matinée glaciale (pas de neige sur la photo, elle est venue après...)
J'ai également profité des onsen de la région (oui j'aime passer ma journée dans un bain...) car rien n'est plus reposant que se prélasser dans une eau thermale à 42°C, en plein air, entourée de montagnes !