samedi 26 avril 2008

Fin du voyage !

Des couleurs, des odeurs, des souvenirs pleins les yeux et la tête; beaucoup de rires, parfois des pleurs, mais trois semaines de trip et de bonheur.

Et déjà un nouveau voyage en persective ! Eh oui, les jours fériés de mai (la Golden Week) approchent, et nous, on pouvait pas rater cette dernière occasion de retourner voir notre cher ami Shu-san...Alors dans 5 jours les amis, je serai de retour à Miyako-jima, sa nature, ses plages et sa guesthouse...

L'argent se vide à une vitesse impressionnante de mon compte, mais on est jeunes et fous, et qu'est-ce que c'est bon de sentir le bonheur dans la place de son coeur !

Spéciale dédicace...

...à Shu-san, qui ne lira jamais ce blog parce que :
1 - il n'en a pas l'adresse
2- il ne parle pas français
mais qui nous a si bien acueillis, discret mais tellement adorable, parfois réservé et parfois complètement déjanté (mmmh je ne vous raconterai pas le passage où on a failli se faire emporter par un torrent d'eau à une pompe locale alors que Shu-san lavait le matériel avec un énorme tuyau...: "mais oui, restez dans la camionnette, c'est marrant vous allez voir...").

Merci pour tout ! Et...à bientôt ^^

Miyako-jima (le retour)

Alors voilà, retour à Miyako-jima, rien n'a changé, hormis les hôtes de la guesthouse (en même temps quel changement majeur pourrait se produire en 48h ??).

On retrouve nos journées à l'écoulement tellement naturel, et nos petits plaisirs qui nous rendent si heureux : faire la cuisine soi-même, aller à la plage, retourner s'entraîner au kite-surfing...

Cette fois-ci, les Allemands avaient été remplacés par une gentille petite famille d'Osaka (que des coïncidences dans cette île je vous dis...) avec deux mouflets mignons comme tout mais assez turbulents, bref, l'ambiance n'était pas la même et pour le coup on avait vraiment l'impression d'être dans une pension de famille.

Mais Shu-san, lui, était toujours là, émergeant de sa petite chambre le matin pour mesurer la force et la direction du vent, et nous embarquant si le temps était propice à l'entraînement.

Le trajet jusqu'à la plage était un des moments que je préférais : alors que Tom et Shu-san occupait les deux (seules) places avant de la camionnette rouillée qui servait à transporter le matériel, j'étais reléguée à l'arrière, avec le chien (mon adorable Kotaro !) et lorsque le moteur démarrait, la conduite sportive de Shu-san nous transporter cahin-caha vers la plage, en passant par les petites routes de terre dont les trous se jetaient systématiquement sous les roues de la camionnette (pourquoi ?), et moi j'avais l'impression de prendre part à un safari à l'arrière d'un quatre-quatre, la savane en moins et les feuilles des arbres qui me battaient le visage en plus. A travers la forêt, on pouvait voir de temps à autre la plage et les autres kiteurs déjà sur la mer, j'aurais tellement voulu prendre une vidéo de ce trajet quotidien pour vous montrer mais que voulez-vous, j'étais tellement absorbée dans mon bonheur que c'était pas vraiment le genre de choses auxquelles je pensais.


Ishigaki-jima




C'est avec grand regret que nous avons quitté cet îlot de confort pour prendre le ferry, le matin suivant.
Mais notre programme était déjà tout fait : destination Ishigaki-jima, toujours plus au sud, et enfin Iriomote-jima, dernière limite du Japon où nous rêvions de rando dans la jungle encore vierge de toute présence humaine.
Il y avait, bien sûr, de très belles plages à Ishigaki. La nature était tropicale, tout comme à Miyako, et les paysages ponctués de champs de cannes à sucre et de bananiers.
Mais le temps maussade, la ville grise, la déception de ne trouver pas grand chose après ces quelques merveilleux jours à Miyako...tout ça nous a un peu mis à mal le moral, et même la perspective de traverser Iriomote-jima à pied s'éloignait de plus en plus avec les avertissements que nous recevions (randonneurs perdus à jamais, animaux dangereux,...).
Finalement, après 48h de balade accompagnée de beaux souvenirs mais au goût amer, le coup de théâtre.
En passant devant une agence de voyage dans la ville, notre périple changea complètement de trajectoire. En deux heures, nous avions annulé notre vol de retour depuis Ishigaki, notre séjour à la pension de famille où nous résidions, réservé un vol pour Miyako ainsi que le retour jusqu'à Osaka, et rappelé Shu-san pour lui dire que, finalement, nous revenions dans sa guesthouse, attendions impatiemment des cours intensifs de kite surfing et si, au passage, il pouvait venir nous chercher à l'aéroport, tout serait parfait.
Bref, deux heures et 30 000yen plus tard, nous étions de retour.
On esquive pas une île qui nous appelle ;p

jeudi 24 avril 2008

Petite fête d'anniversaire - et de départ





Dans une guesthouse, forcément, y a beaucoup de guests (invités/clients). Il se trouve que lors de notre séjour à Miyako-jima, nous nous sommes retrouvés au beau milieu d'une troupe d'Allemands, au plus grand plaisir de Tom (il y avait aussi quelques Japonais, fort heureusement pour moi).
Parmi eux, Julia avait justement son anniversaire pendant son séjour à Miyako-jima, et ceci étant la veille de notre départ pour l'île d'Ishigaki (étape suivante de notre périple), cela signifiait aussi pour nous une petite fête d'adieux.

Bref, chacun a apporté sa patite touche culinaire : les Allemands (qui ne se connaissaient pas avant de venir, grande coïncidence), les voyageurs japonais, le propriétaire de la guesthouse et sa copine, et nous bien sûr (je crois que c'est depuis cette soirée que nous sommes baptisés la German-French-Japanese connection...).
Et avec tous ces gens qui ne se connaissaient pas ou à peine, réunis un soir autour de la même table, eh ben nous avons passé une excellente soirée, pleine de rires, d'histoires de voyages, en anglais, en japonais, en allemand...

Le plus beau cadeau avant de partir !

Le kite surfing : qu'est-ce que c'est ?





Parce que j'y fais souvent référence sans jamais l'expliquer, voici en quelques mots ce qu'est le kite surfing.
Peu d'entre vous ont dû entendre parler, étant donné qu'en France comme au Japon, c'est un sport mineur (enfin, au Japon plus qu'en France qu'en même ^^).
Comme vous pouvez le voir, le kite surfing, c'est l'association d'un kite (une aile en français, une espèce de cerf-volant que l'on attache à sa taille et que l'on guide de droite à gauche, selon la direction que l'on veut prendre), et du surf, ou plutôt d'une planche qui s'apparenterait plutôt au snowboard.
Donc si mon explication était assez clair et que vous avez bien suivi, le kite surfing consiste à utiliser la force du vent pour surfer sur l'eau. Lorsque l'on devient meilleur, on peut tenter les sauts et autres acrobaties impressionnantes à plusieurs mètres de hauteur...
Mais franchement, rien qu'apprendre à contrôler le kite et la force du vent, c'est pas une mince affaire ! Alors fixer sa planche pendant qu'on a les yeux au ciel et tenter un départ dans la bonne direction...ça finit souvent en glissade de plusieurs mètres sur le ventre !
Mais c'est un véritable challenge, un sport qui nous apprend qu'on ne peut pas contrôler la nature, mais seulement s'accorder avec elle.
Pour le moment j'ai réussi quelques départs seulement et glissé sur plusieurs mètres, mais je compte bien m'améliorer dès la prochaine occasion...^^

mercredi 23 avril 2008

Mae-hama Beach





Je me dois quand même de présenter les lieux, et notamment LA plage la plus magnifique que j'ai jamais vu (j'en ai peut-être pas vu beaucoup mais quand même^^) et qui est très bien située puisqu'à 10min en vélo depuis notre guesthouse.

Mae-hama Beach est réputée pour ses eaux aux couleurs turquoises et transparentes, son sable fin et sa position ensoleillée, et pourtant il n'y avait pas grand monde (voire personne) à chaque fois que nous y allions (excepté un soir un calamar échoué et à demi-dévoré par je ne sais quel bestiole).

Et il faisait assez chaud pour s'y baigner et faire du snorkeling ! (même si les seuls poissons que j'ai vu ont rapidement pris la fuite).

Je vous laisse admirer...un jour j'irai kiter sur cette plage !! (quand je saurai tenir sur ma planche...)

mardi 22 avril 2008

La vie comme on la rêve



Mais revenons plutôt à notre sujet, à savoir mes vacances dans le sud de l'archipel nippon.

J'en étais à décrire mon arrivée à Miyako-jima, île de mon coeur où je me suis sentie tellement bien que j'y retourne dans dix jours, à l'occasion des jours fériés de mai.

Je n'ai malheureusement pas de photos des alentours de la guesthouse ou de la campagne et végétation de l'île pour appuyer mes commentaires. Ceci dit, c'était néanmoins un acte délibéré de ne pas prendre de photos des alentours puisque, l'ensemble était tellement simple, l'atmosphère qui s'en dégageait tellement paisible et magnifique que tenter de prendre quelques portions seulement de cet univers revenait à lui ôter toute sa magie.

Peut-être que j'ai tant apprécié cet endroit, non seulement pour ses paysages paradisiaques, mais également pour la vie que l'on y a mené.
Une vie libérée de toute contrainte, une vie libre et tellement naturelle, en accord avec soi et ses besoins du moment.
Cela pouvait être aller faire ses courses pour la journée en vélo, se baigner dans des eaux tropicales à la transparence merveilleuse, construire des châteaux de sable, jouer avec le chien de la maison, regarder un DVD après le dîner ou aller kiter.

Bref, je ne pourrais même pas vous décrire une journée type à Miyako-jima puisque chaque journée était vécue comme elle venait. Le matin nous nous levions pour voir s'il y avait du vent, et donc possibilité de s'entraîner au kite surfing sur la mer, sinon nous allions faire nos courses, nous prélassions sous le soleil sur la terasse, allions faire du snorkeling à la plage ou un jogging sur fond de soleil couchant.

Les gens que nous avons rencontré sur place, en particulier le propriétaire de la guesthouse, Shu-san, étaient...je ne pourrais pas dire extrêmement chaleureux, même si jai senti constamment cette chaleur humaine, mais tout simplement simples, naturels, et cela faisait tout leur charme.

parenthèse-appelant-à-la-réflexion-pour-les-imprimés-en-tout-genre

Voilà ce que j'ai trouvé hier matin dans la salle de bain, imprimé compassionnel minutieusement cousu sur la trouse de toilette de ma famille d'accueil.

Est-il besoin de préciser que le poisson est un des aliments de base au Japon ?

Et que j'en mange en moyenne deux fois par jour ?

Surtout dans ma famille d'accueil, dont la mère ne cuisine pratiquement pas de viande, et surtout pas de poulet (c'est émotionnel, elle a grandi avec des poules). Il ne devait pas y avoir d'aquarium dans sa maison d'enfance...


Quoi qu'il en soit, on trouve ce genre d'imprimés (en langue occidentale) partout : sur les vêtements, les sacs, les devantures de magasins,...avec parfois des erreurs assez énormes, ou des boulettes (in)volontaires, en voici un autre bel exemple...

samedi 19 avril 2008

Toujours plus au sud - Miyako-jima 1






A partir d'Okinawa, nous avons pris le ferry pour un voyage d'une nuit, direction Miyako-jima, une île un peu plus au sud censée n'être qu'une étape dans notre périple - toujours plus au sud.
La dernière fois que j'ai pris un ferry de cette ampleur, c'était peut-être pour traverser la Manche et rejoindre la Grande-Bretagne, quand j'avais 12ans. Il faisait moche, c'était court et on passait le plus clair de notre temps à courir sur le pont.
Cette fois-ci, prendre le ferry à 22h, quitter le port de Naha, ses containers pour se retrouver en pleine mer, en pleine nuit bref, au milieu de nulle part avec comme seul repère le vent et une fine pluie qui battait mon visage...cela appelait à la méditation, ou du moins à l'introspection.
Notre arrivée à Miyako-jima et la suite de notre périple relève d'un hasard plus qu'heureux, ce que j'aime à croire être la coordination d'une place et d'un lieu donnés, bref l'opportunité à saisir, celle qui peut changer un plan, une journée, une vie.
Nous n'avions aucun endroit pour dormir et c'est avec nos 20kg de bagages sur le dos que nous avons débarqué dans le port de Miyako-jima, à 6h30 du matin. J'avais essayé d'appeler plusieurs fois une guesthouse locale, mais n'avais obtenu aucune réponse.
Devant la rambarde d'accès, se trouvait un gars d'âge moyen, pas très réveillé, genre surfeur local, tenant une petite pancarte pour guider son client jusqu'à son auberge.
Après quelques secondes d'hésitation, j'ose enfin l'aborder pour lui demander si, par hasard, il ne serait pas de la même guesthouse que celle que j'avais harcelé la veille. Réponse affirmative. Une chambre libre ? Yep, j'attends une autre miss et je vous embarque tous dans ma camionnette.
Voilà comment nous avons rencontré Shu-san. Et voilà comment, en quelques minutes, la suite de notre voyage a radicalement changé, et ultérieurement, nos plans avec.
Je ne vous en dis pas plus pour le moment, mais poste simplement quelques photos de la guesthouse, qui fait également office d'école de kite-surfing, et qui est située en pleine campagne, au bord de la mer, dans un coin magnifiquement isolé de l'île.

Okinawa 2



Etant une des destinations les plus touristiques du Japon, Okinawa ne bénéficie cependant pas d'un système de transport très...développé. Ce qui signifie concrètement : pas de train, un réseau de bus complexe et pas très pratique et des taxis chers comme partout.

Pour faire un tour de l'île sans trop perdre de temps et voir les coins intéressants, nous avons donc opté pour la visite guidée en bus (solution de loin la moins chère), et j'ai enfin pu réaliser mon rêve : faire partie de ce groupe de touristes qui marchent en file derrière le petit drapeau (un moment inoubliable).

Nous nous sommes donc arrêtés dans plusieurs endroits, tels que la réserve de papillons d'Okinawa ou la plantation d'ananas de Nago dont le seul intérêt, ou la seule activité si j'ose dire tellement la visite semblait calquée sur un spot commercial, résidait dans la dégustation finale des produits locaux.

Finalement, l'endroit le plus intéressant a été l'aquarium sous-terrain d'Okinawa, et ses multiples annexes consacrées aux animaux des environs. C'est toujours triste de voir des animaux privés de leur milieu naturel, mais ça reste tout de même fascinant.

A proximité de l'aquarium s'étendait la plage d'émeraude, dont je n'ai pas vraiment compris le nom puisque, bien que magnifique, l'eau reflétait plutôt une teinte turquoise qu'émeraude, et était d'une transparence merveilleuse. Notre premier contact avec une plage "tropicale".

Mais il y en a eu bien d'autres par la suite, et je vous réserve de meilleures photos ultérieurement ^^.

jeudi 17 avril 2008

Okinawa 1



Tous les Japonais vous le diront : Okinawa, c'est une culture différente.

Végétation tropicale, plages et récifs de carte postale, population extravertie et habituée aux étrangers (notamment due à la présence de bases militaires américaines dans l'île), architecture et histoire différentes, puisque jusqu'il y a peu, ces quelques îles au sud du Japon formait un royaume indépendant...

Pour les quelques jours durant lesquelles nous sommes restés sur l'île-même d'Okinawa, nous avons stationnés dans sa capitale, Naha, une ville extrêmement vivante, vibrante, aux multiples commerces, aux habitants adorables (du moins ceux que l'on a rencontré), un peu hippie sur les bords...bref, pas du tout la même atmosphère que dans l'archipel nippon, beaucoup plus relax, genre on prend la vie comme elle vient, et les touristes avec.

Je n'ai malheureusement pas de photos des deux artères principales de la ville, Kokusai-dori et Hewa-dori, mais un aperçu à vous montrer de notre chambre d'hôtel, petite mais coquette, et pour la somme modique de 2000yen, soit moins de 15euros.

Après les premiers repérages dans la ville, nous nous sommes rendus au Palais de Shuri, ancienne résidence du monarque du royaume des Ryukyu, très tape-à-l'oeil, on remarque l'influence chinoise...
L'édifice actuel n'est en fait qu'une reconstruction établie quelques mètres au-dessus des ruines d'origine, eh oui, où que l'on soit les séquelles de la Seconde Guerre Mondiale (et des bombardements américains) subsistent.

L'autre point à noter à Okinawa est un aspect essentiel pour moi : la culture culinaire. Située à proximité des tropiques, l'île offre une variété de fruits et légumes inconnus/incongrus dans l'archipel japonnais, tels les mangues, papaye, dragon fruits, umi-budo (une sorte d'algue excellente aussi appelée "caviar vert"),...
Peut-être est-il utile de rappeler que les habitants d'Okinawa sont les détenteurs du record mondial de longévité, et ce grâce à leur alimentation, et à mon humble avis, à la proximité de l'océan (j'ai pu bénéficier de ses vertus pendant deux semaines).

mercredi 16 avril 2008

Bain de sable chaud à Ibusuki



Nous avions prévu de visiter plusieurs endroits dans la préfecture de Kagoshima, mais compte tenu de notre état physique après la rando dans le parc national de Kirishima, nous avons été contraints de réduire fortement nos ambitions.

Après Sakurajima, nous nous sommes donc déplacés jusqu'à Ibusuki, une ville côtière au sud de Kagoshima.

La spécialité locale : le bain de sable chaud !

Etre enterré dans un tas de sable, cela rappelle l'enfance, les jeux sur la plage, les copains qui vous laissent en plan sans vous déterrer...En fait, l'expérience que l'on peut faire à Ibusuki est complètement différente. Le sable granuleux est réchauffé (par une source thermale ?) et possède de curieuses prorpiétés (censées purifier le sang) de telle sorte que, lorsque ces dames armées de leurs pelles vous enterrent, vous avez l'impression de sentir un coeur battre dans chacune de vos extremités. C'est assez difficile à décrire, mais impressionnant comme expérience.

Lorsque finalement vous sentez que vous commencez à brûler, vous pouvez alors envisager de vous "déterrer" tant bien que mal pour aller prendre une douche et vous plonger dans un bain (d'eau) thermal !

mardi 15 avril 2008

Sakurajima





Après nos deux jours de rando donc, on avait pas très envie de se relancer dans un grand périple, genre la traversée de Yakushima (l'île aux cèdres millénaires) comme nous l'avions prévu au début de notre voyage.
Juste en face de Kagoshima, se trouve une petite presqu'île volcanique, Sakurajima, dont le cône fumant témoigne de son activité constante. La dernière grosse éruption date de 1914, bombardant aux alentours tonnes de roches volcaniques (ce qui donne à l'endroit un paysage quelque peu catastrophé) et deversant une coulée de lave d'une telle quantité qu'elle transforma ce qui était alors une île en une presqu'île, reliant Sakurajima avec le bras de terre voisin.
Bref, cela tombait bien pour nous qui cherchions un endroit (toujours de nature) à visiter sans avoir à se déplacer trop loin. On a commencé par prendre la visite guidée de l'île en bus, mais finalement, les meilleurs souvenirs restent ceux que l'on cré par soi-même, notamment en louant des vélos, s'arrêtant pour escalader les monticules de roches volcaniques et contempler le coucher de soleil.

lundi 14 avril 2008

Rando au coeur des volcans



Après avoir visité les grands centres urbains du pays, l'objectif de ce voyage dans le sud était fixé : retrouver de nouveau la nature et ses charmes.
J'étais d'autant plus motivée que j'ai reçu comme cadeau un très bon guide de rando à travers tout le Japon...Et être à Kyushu, cela tombait bien, car entre la préfecture de Miyazaki et celle de Kagoshima se trouve le parc national de Kirishima et ses volcans.
Notre but était de traverser une bonne partie de ce parc, comprenant l'ascension de 4 volcans, afin de parvenir jusqu'à la cité de Kirishima-Jingu pour ensuite prendre le train, direction Kagoshima.
Avec 20kg à nous deux dans nos sacs de rando (d'accord, 5 pour moi), très très bien équipés (absolument aucun matériel ou vêtement de rando pour affronter les toboggans boueux créés la veille par la pluie), nous sommes partis du plateau d'Ebino et avons parcouru en 2 jours 22km.
Malgré la position géographique du parc, le vent était d'une fraicheur surprenante au sommet des cratères. L'ascension du premier volcan a été la plus dure, puis les suivantes plus aisées : la nature environnante - tantôt désert de roches volcaniques, forêts de bambous ou steppes arides - l'auto-satisfaction et la récompense d'une vue époustouflante arrivés au sommet de chaque cratère (dont un encore partiellement actif, dégageant des volutes de gaz sulfurique) et le fait de se retrouver isolés de toute civilisation (bon, les autres randonneurs ne comptent pas mais la nature était suffisamment dominante pour que les biches et autres animaux nous approchent sans crainte), bref tout cela a ôté la fatigue des premières heures pour laisser place à un emerveillement constant.
Le revers de la médaille : les deux jours suivants, terrassés par la fatigue et les crampes, nous ne nous sommes pas vraiment éloignés de notre hôtel à Kagoshima :p