

C'est avec grand regret que nous avons quitté cet îlot de confort pour prendre le ferry, le matin suivant.
Mais notre programme était déjà tout fait : destination Ishigaki-jima, toujours plus au sud, et enfin Iriomote-jima, dernière limite du Japon où nous rêvions de rando dans la jungle encore vierge de toute présence humaine.
Il y avait, bien sûr, de très belles plages à Ishigaki. La nature était tropicale, tout comme à Miyako, et les paysages ponctués de champs de cannes à sucre et de bananiers.
Mais le temps maussade, la ville grise, la déception de ne trouver pas grand chose après ces quelques merveilleux jours à Miyako...tout ça nous a un peu mis à mal le moral, et même la perspective de traverser Iriomote-jima à pied s'éloignait de plus en plus avec les avertissements que nous recevions (randonneurs perdus à jamais, animaux dangereux,...).
Finalement, après 48h de balade accompagnée de beaux souvenirs mais au goût amer, le coup de théâtre.
En passant devant une agence de voyage dans la ville, notre périple changea complètement de trajectoire. En deux heures, nous avions annulé notre vol de retour depuis Ishigaki, notre séjour à la pension de famille où nous résidions, réservé un vol pour Miyako ainsi que le retour jusqu'à Osaka, et rappelé Shu-san pour lui dire que, finalement, nous revenions dans sa guesthouse, attendions impatiemment des cours intensifs de kite surfing et si, au passage, il pouvait venir nous chercher à l'aéroport, tout serait parfait.
Bref, deux heures et 30 000yen plus tard, nous étions de retour.
On esquive pas une île qui nous appelle ;p

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