samedi 2 août 2008

derniers émois à Osaka

Des soirées de départ, j'en ai pas fait beaucoup. C'est triste, tout le monde boit pour oublier, et on en repart toujours avec le coeur lourd. Du coup, je me suis permis ce luxe seulement avec les gens dont j'étais le plus proche.

Voici quelques photos de l'une de ces soirées, dans un kaiten-sushi, avec Gabriel et Charlotte,

Gaël et Kumie,

et Tom.

Dans un tout autre genre, une dernière photo avec ma mère d'accueil devant un resto italien où l'on était allé manger à l'occasion de la visite de l'étudiante qui vivait chez ma famille d'accueil l'année dernière.

Dans quelques heures, je prends le train pour Tokyo, histoire de passer quelques jours dans un environnement (presque) nouveau avant le grand départ...peut-être que j'aurai de nouvelles photos pour clôturer ce blog !

mercredi 16 juillet 2008

Graduation Ceremony




Alors voilà, c'est la fin, la cérémonie de remise des diplômes où tous les étudiants étrangers se réunissent une dernière fois avant de rentrer au pays...Pour être tout à fait clair, ce n'est pas vraiment la fin pour moi, puisque le lendemain de la cérémonie, j'ai commencé ma session de partiels (l'avantage de suivre des cours de fac normaux quand tous les étudiants étrangers ont fini leurs cours...). Ce qui veut dire que je suis en pleine révisions. Ce qui veut dire que normalement je ne devrais pas être plantée devant mon écran à commenter mes photos avec mes amis et profs.

...

Passons. C'est pas tout à fait la fin quand même. J'ai pu proprement dire aurevoir à certaines personnes en cours de semaine, et d'autres soirées ou rendez-vous sont prévus. Mais quand même, ça marque la fin d'une ère. Celle dont je n'ai pas vu s'écouler les saisons, pas parce que j'étais trop occupée à m'amuser, mais parce que mon esprit se trouvait ailleurs, très loin, ou plutôt trop proche, centré sur ma propre personne et ses problèmes.
Ce n'est pas le moment de regretter. D'ailleurs il n'y a rien a regretter. Juste à remercier cette année pour les événements et expériences heureuses qu'elle a apporté.

Fin...

...Avant la suite

dimanche 15 juin 2008

Hisashiburi (ça faisait longtemps...)




Généralement je ne commente pas toutes les soirées ou sorties que je fais (non pas que je sois une fêtarde invétérée au Japon) sur mon blog.

Mais cela faisait tellement longtemps (ça se compte en mois) que je n'avais pas fait quelquechose avec Tom, Charlotte (France) et Gabriel (Brésil), trois de mes premiers amis de cet échange universitaire, que je me suis dit que ça valait bien l'occasion d'un petit article assorti de photos.

Donc nous voilà dans un izakaya (un resto-bar japonais impossible à decrire si vous n'en avez pas fait l'expérience vous-même) avant une séance de cinéma, avec un petit (grand...) nouveau arrivé ce semestre : l'Allemand David (le tout noir à gauche).

Profitez-en, ce sera sûrement la seule photo que vous verrez de moi avec mes lunettes (infection oculaire - ou allergie ? - oblige) !

samedi 14 juin 2008

Shirahama

Voilà donc un mois que je n'ai pas donné de nouvelles sur mon blog.
Prise dans le torrent de la rentrée universitaire (après la Golden Week), je n'ai eu de temps que pour mes nouveaux cours en japonais, mes devoirs, mon investissement dans des événements tels que la Semaine de la France dans ma fac...et le kite-surf ^^.
Car oui, "kite un jour kite toujours" (même si vu la fréquence de mes entraînements, l'expression donnerait plutôt dans le "kite un jour kite deux jours"...haha), je me suis laissée prendre par le défi de ce sport qui pourtant ne semble pas être fait pour moi, en tout cas c'est ce que mon matériel me fait comprendre lorsqu'il m'envoie dans les arbres bordant la plage de Tsu, préfecture de Mie...

Bref, mais aujourd'hui, c'est pour vous rendre compte d'un petit voyage de 3 jours, un week-end dans la ville balnéaire de Shirahama que je vous écris ici.

Ville qui nous a été conseillée par des amis pour sa beauté, son calme, ses eaux thermales et ses poulpes (oui), mais début juin, le petit coin tranquille auquel on s'attendait s'était transformé en plage attrape-touristes (ça a ses avantages : j'ai pu voir "Ratatouille" en japonais en écran plein-air sur la plage).

Bref, quand même une belle plage de sable blanc et fin, des formations rocheuses intéressantes, des espèces de cafards multicolores qui pullulent sur les rochers et, surtout, la MER ^^.

Ce que j'en retirerai, c'est que le bain thermal c'est toujours aussi bien, tout comme de pouvoir se prélasser pendant un week-end sans rien faire d'autre que marcher tranquillement dans un lieu inconnu et penser à son déjeuner ^^.

mercredi 7 mai 2008

Miyako-jima 3

Fin du voyage, reprise des cours, révisions, bouquins, sorties, soirées...Le quotidien nous rattrape plus vite qu'on ne le pense.

Heureusement qu'il y a la Golden Week (comprendre : les jours fériés japonais) pour se dépayser une fois de plus et profiter du printemps avant la dernière ligne droite jusqu'à la fin du second semestre.
Et comme promis, nous étions de retour à Miyako-jima pour la troisième fois, dans la guesthouse de Shu-san, vivant au rythme de la météo (du vent surtout, c'est mieux pour le kite), et de nos envies.

La première soirée a été la seule passée à l'hôtel (contrat avec l'agence de voyage oblige, c'est moins cher), et donc l'occasion de se remettre à la cuisine locale dans un resto de Hirara (la plus grosse ville - si ce n'est la seule - de Miyako-jima).

Le jour suivant, le bus nous déposait en pleine campagne, au milieu des champs de cannes à sucre et - j'ai enfin compris ce que c'était - de tabac, pour 5 jours de détente complète dans notre quasi-maison de vacances.
Les clients étaient bien sûr différents, apportant une nouvelle ambiance : après les globe-trotteurs allemands, la petite famille, c'était au tour des kiteurs d'âge mûr d'occuper les quelques chambres de la maisonnette.
Je n'ai toujours pas réussi à tenir sur ma planche plus de quelques mètres, mais j'ai énormément apprécié ces entraînements quasi-quotidiens, et les petites soirées qui les suivaient.

Les jours de beaux temps, lorsque le vent n'était pas au rendez-vous, nous nous sommes rendus en vélo à l'île de Kurima, à la recherche de nouvelles plages puisque l'endroit semblait être réputé pour le snorkeling.

C'est quand même la belle vie ! J'ai pas réussi à vous mettre la vidéo subaquatique que j'ai prise ce jour-là, mais je vous laisse en compagnie d'un poisson clown pas trop peureux...

samedi 26 avril 2008

Fin du voyage !

Des couleurs, des odeurs, des souvenirs pleins les yeux et la tête; beaucoup de rires, parfois des pleurs, mais trois semaines de trip et de bonheur.

Et déjà un nouveau voyage en persective ! Eh oui, les jours fériés de mai (la Golden Week) approchent, et nous, on pouvait pas rater cette dernière occasion de retourner voir notre cher ami Shu-san...Alors dans 5 jours les amis, je serai de retour à Miyako-jima, sa nature, ses plages et sa guesthouse...

L'argent se vide à une vitesse impressionnante de mon compte, mais on est jeunes et fous, et qu'est-ce que c'est bon de sentir le bonheur dans la place de son coeur !

Spéciale dédicace...

...à Shu-san, qui ne lira jamais ce blog parce que :
1 - il n'en a pas l'adresse
2- il ne parle pas français
mais qui nous a si bien acueillis, discret mais tellement adorable, parfois réservé et parfois complètement déjanté (mmmh je ne vous raconterai pas le passage où on a failli se faire emporter par un torrent d'eau à une pompe locale alors que Shu-san lavait le matériel avec un énorme tuyau...: "mais oui, restez dans la camionnette, c'est marrant vous allez voir...").

Merci pour tout ! Et...à bientôt ^^

Miyako-jima (le retour)

Alors voilà, retour à Miyako-jima, rien n'a changé, hormis les hôtes de la guesthouse (en même temps quel changement majeur pourrait se produire en 48h ??).

On retrouve nos journées à l'écoulement tellement naturel, et nos petits plaisirs qui nous rendent si heureux : faire la cuisine soi-même, aller à la plage, retourner s'entraîner au kite-surfing...

Cette fois-ci, les Allemands avaient été remplacés par une gentille petite famille d'Osaka (que des coïncidences dans cette île je vous dis...) avec deux mouflets mignons comme tout mais assez turbulents, bref, l'ambiance n'était pas la même et pour le coup on avait vraiment l'impression d'être dans une pension de famille.

Mais Shu-san, lui, était toujours là, émergeant de sa petite chambre le matin pour mesurer la force et la direction du vent, et nous embarquant si le temps était propice à l'entraînement.

Le trajet jusqu'à la plage était un des moments que je préférais : alors que Tom et Shu-san occupait les deux (seules) places avant de la camionnette rouillée qui servait à transporter le matériel, j'étais reléguée à l'arrière, avec le chien (mon adorable Kotaro !) et lorsque le moteur démarrait, la conduite sportive de Shu-san nous transporter cahin-caha vers la plage, en passant par les petites routes de terre dont les trous se jetaient systématiquement sous les roues de la camionnette (pourquoi ?), et moi j'avais l'impression de prendre part à un safari à l'arrière d'un quatre-quatre, la savane en moins et les feuilles des arbres qui me battaient le visage en plus. A travers la forêt, on pouvait voir de temps à autre la plage et les autres kiteurs déjà sur la mer, j'aurais tellement voulu prendre une vidéo de ce trajet quotidien pour vous montrer mais que voulez-vous, j'étais tellement absorbée dans mon bonheur que c'était pas vraiment le genre de choses auxquelles je pensais.


Ishigaki-jima




C'est avec grand regret que nous avons quitté cet îlot de confort pour prendre le ferry, le matin suivant.
Mais notre programme était déjà tout fait : destination Ishigaki-jima, toujours plus au sud, et enfin Iriomote-jima, dernière limite du Japon où nous rêvions de rando dans la jungle encore vierge de toute présence humaine.
Il y avait, bien sûr, de très belles plages à Ishigaki. La nature était tropicale, tout comme à Miyako, et les paysages ponctués de champs de cannes à sucre et de bananiers.
Mais le temps maussade, la ville grise, la déception de ne trouver pas grand chose après ces quelques merveilleux jours à Miyako...tout ça nous a un peu mis à mal le moral, et même la perspective de traverser Iriomote-jima à pied s'éloignait de plus en plus avec les avertissements que nous recevions (randonneurs perdus à jamais, animaux dangereux,...).
Finalement, après 48h de balade accompagnée de beaux souvenirs mais au goût amer, le coup de théâtre.
En passant devant une agence de voyage dans la ville, notre périple changea complètement de trajectoire. En deux heures, nous avions annulé notre vol de retour depuis Ishigaki, notre séjour à la pension de famille où nous résidions, réservé un vol pour Miyako ainsi que le retour jusqu'à Osaka, et rappelé Shu-san pour lui dire que, finalement, nous revenions dans sa guesthouse, attendions impatiemment des cours intensifs de kite surfing et si, au passage, il pouvait venir nous chercher à l'aéroport, tout serait parfait.
Bref, deux heures et 30 000yen plus tard, nous étions de retour.
On esquive pas une île qui nous appelle ;p

jeudi 24 avril 2008

Petite fête d'anniversaire - et de départ





Dans une guesthouse, forcément, y a beaucoup de guests (invités/clients). Il se trouve que lors de notre séjour à Miyako-jima, nous nous sommes retrouvés au beau milieu d'une troupe d'Allemands, au plus grand plaisir de Tom (il y avait aussi quelques Japonais, fort heureusement pour moi).
Parmi eux, Julia avait justement son anniversaire pendant son séjour à Miyako-jima, et ceci étant la veille de notre départ pour l'île d'Ishigaki (étape suivante de notre périple), cela signifiait aussi pour nous une petite fête d'adieux.

Bref, chacun a apporté sa patite touche culinaire : les Allemands (qui ne se connaissaient pas avant de venir, grande coïncidence), les voyageurs japonais, le propriétaire de la guesthouse et sa copine, et nous bien sûr (je crois que c'est depuis cette soirée que nous sommes baptisés la German-French-Japanese connection...).
Et avec tous ces gens qui ne se connaissaient pas ou à peine, réunis un soir autour de la même table, eh ben nous avons passé une excellente soirée, pleine de rires, d'histoires de voyages, en anglais, en japonais, en allemand...

Le plus beau cadeau avant de partir !

Le kite surfing : qu'est-ce que c'est ?





Parce que j'y fais souvent référence sans jamais l'expliquer, voici en quelques mots ce qu'est le kite surfing.
Peu d'entre vous ont dû entendre parler, étant donné qu'en France comme au Japon, c'est un sport mineur (enfin, au Japon plus qu'en France qu'en même ^^).
Comme vous pouvez le voir, le kite surfing, c'est l'association d'un kite (une aile en français, une espèce de cerf-volant que l'on attache à sa taille et que l'on guide de droite à gauche, selon la direction que l'on veut prendre), et du surf, ou plutôt d'une planche qui s'apparenterait plutôt au snowboard.
Donc si mon explication était assez clair et que vous avez bien suivi, le kite surfing consiste à utiliser la force du vent pour surfer sur l'eau. Lorsque l'on devient meilleur, on peut tenter les sauts et autres acrobaties impressionnantes à plusieurs mètres de hauteur...
Mais franchement, rien qu'apprendre à contrôler le kite et la force du vent, c'est pas une mince affaire ! Alors fixer sa planche pendant qu'on a les yeux au ciel et tenter un départ dans la bonne direction...ça finit souvent en glissade de plusieurs mètres sur le ventre !
Mais c'est un véritable challenge, un sport qui nous apprend qu'on ne peut pas contrôler la nature, mais seulement s'accorder avec elle.
Pour le moment j'ai réussi quelques départs seulement et glissé sur plusieurs mètres, mais je compte bien m'améliorer dès la prochaine occasion...^^

mercredi 23 avril 2008

Mae-hama Beach





Je me dois quand même de présenter les lieux, et notamment LA plage la plus magnifique que j'ai jamais vu (j'en ai peut-être pas vu beaucoup mais quand même^^) et qui est très bien située puisqu'à 10min en vélo depuis notre guesthouse.

Mae-hama Beach est réputée pour ses eaux aux couleurs turquoises et transparentes, son sable fin et sa position ensoleillée, et pourtant il n'y avait pas grand monde (voire personne) à chaque fois que nous y allions (excepté un soir un calamar échoué et à demi-dévoré par je ne sais quel bestiole).

Et il faisait assez chaud pour s'y baigner et faire du snorkeling ! (même si les seuls poissons que j'ai vu ont rapidement pris la fuite).

Je vous laisse admirer...un jour j'irai kiter sur cette plage !! (quand je saurai tenir sur ma planche...)

mardi 22 avril 2008

La vie comme on la rêve



Mais revenons plutôt à notre sujet, à savoir mes vacances dans le sud de l'archipel nippon.

J'en étais à décrire mon arrivée à Miyako-jima, île de mon coeur où je me suis sentie tellement bien que j'y retourne dans dix jours, à l'occasion des jours fériés de mai.

Je n'ai malheureusement pas de photos des alentours de la guesthouse ou de la campagne et végétation de l'île pour appuyer mes commentaires. Ceci dit, c'était néanmoins un acte délibéré de ne pas prendre de photos des alentours puisque, l'ensemble était tellement simple, l'atmosphère qui s'en dégageait tellement paisible et magnifique que tenter de prendre quelques portions seulement de cet univers revenait à lui ôter toute sa magie.

Peut-être que j'ai tant apprécié cet endroit, non seulement pour ses paysages paradisiaques, mais également pour la vie que l'on y a mené.
Une vie libérée de toute contrainte, une vie libre et tellement naturelle, en accord avec soi et ses besoins du moment.
Cela pouvait être aller faire ses courses pour la journée en vélo, se baigner dans des eaux tropicales à la transparence merveilleuse, construire des châteaux de sable, jouer avec le chien de la maison, regarder un DVD après le dîner ou aller kiter.

Bref, je ne pourrais même pas vous décrire une journée type à Miyako-jima puisque chaque journée était vécue comme elle venait. Le matin nous nous levions pour voir s'il y avait du vent, et donc possibilité de s'entraîner au kite surfing sur la mer, sinon nous allions faire nos courses, nous prélassions sous le soleil sur la terasse, allions faire du snorkeling à la plage ou un jogging sur fond de soleil couchant.

Les gens que nous avons rencontré sur place, en particulier le propriétaire de la guesthouse, Shu-san, étaient...je ne pourrais pas dire extrêmement chaleureux, même si jai senti constamment cette chaleur humaine, mais tout simplement simples, naturels, et cela faisait tout leur charme.

parenthèse-appelant-à-la-réflexion-pour-les-imprimés-en-tout-genre

Voilà ce que j'ai trouvé hier matin dans la salle de bain, imprimé compassionnel minutieusement cousu sur la trouse de toilette de ma famille d'accueil.

Est-il besoin de préciser que le poisson est un des aliments de base au Japon ?

Et que j'en mange en moyenne deux fois par jour ?

Surtout dans ma famille d'accueil, dont la mère ne cuisine pratiquement pas de viande, et surtout pas de poulet (c'est émotionnel, elle a grandi avec des poules). Il ne devait pas y avoir d'aquarium dans sa maison d'enfance...


Quoi qu'il en soit, on trouve ce genre d'imprimés (en langue occidentale) partout : sur les vêtements, les sacs, les devantures de magasins,...avec parfois des erreurs assez énormes, ou des boulettes (in)volontaires, en voici un autre bel exemple...